mercredi, 07 mai 2008

Paris, enfin !

Jambes lourdes, yeux rougis par la climatisation de l'avion, torcicolis dû à une mauvaise position d'endormissement, je récupère mes bagages et bien vite je quitte l'aéroport à bord de la 4L fétiche couleur sable chaud qui me conduit bien vite à ma résidence, à mon nid douillet oú je vais couver en silence, en douceur et en lenteur les mots qui iront construirent les phrases de mes futurs livres.

Mais dès le lendemain, le soleil brille alors je ne peux résister à aller trainer mes bottes du coté de la Promenade Plantée

 et admirer la vraie vie de Paris

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Paris, ville sensuelle, vous me croyez si je vous le dis en image
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Paris, ville de sculptures vous me croyez si je vous le dis en image
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Paris. ville paisible, vous me croyez si je vous le dis en image
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Paris, ville embouteillée vous me croyais si je vous le dis en image
Et maintenant que j'ai des ampoules aux pieds, je me précipite (enfin façon de dire, car je marche plutôt au ralenti avec mes bulbes haute tension prêtes à éclater) d'aplatir mon postérieur sur l'une des chaises de la brasserie qui a inspirée quelques lignes de "Je te déteste".
Protégeant mes yeux du soleil sous de sombres lunettes, je regarde le bal incessant des passants
qui me livre les ébauches discrètes de mes futurs personnages.
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Savez-vous pourquoi, j'aime cette illustre brasserie de la place Clichy ?
Parce qu'elle a eu la bonne idée de mettre mes initiales sur leurs tasses à café
et oui
«Parler de soi est une impasse absolue.»
[ Fabrice Luchini ] - Extrait du journal Libération - 27 Octobre 1999
Petit clin d'oeil de l'aristocrate italienne, pour celui qui comprend et vit ce qu'il dit
Merci Fabrice d'être spontané et curieux !


 

lundi, 05 mai 2008

Interlude à Séoul

Passer d’un hémisphère à l’autre, cela ne fait pas en soufflant dans les réacteurs du Boeing de la Korean Airlines.

Nelson/Auckland/Séoul/Paris : cela fait des heures de vol !

Je ne compte pas cela m'endort et j'ai des livres à lire notamment

"Ivresse de la Métamorphose"de Stefan Zweig

De quoi arriver aussi flétrie qu’une laitue qui a passé 3 jours sur un quai de gare.

Mais le Best est là !

Une nuit au Best Western, une double couche de “Beauté Éclair” produit miracle pour avoir l’air 20 ans alors qu’on en a 40 et c’est reparti pour un petit tour dans les airs……avant d’atterrir et de remarquer qu’il faut encore tartiner une couche pour s’entendre dire

 “ T’as pas changé, d’une année à l’autre toujours la même!”

Et oui, les voyages forment la jeunesse et éloigne la vieillesse ( à méditer)

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Arrêt sur image au pied de l'hôtel Best Western à Séoul

jeudi, 01 mai 2008

Des livres et du muguet !

 

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Joli mois de mai, porte-bonheur enterré

dans les racines d’un pied de muguet

Blanches et timides clochettes de pureté

Cachées dans les feuilles vertes éclairées

du soleil qui sourit à ma richesse faite

de liberté

de solitude

du temps qui passe sans fortune.

lundi, 28 avril 2008

Je vais retrouver Paris

 

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Je suis française dans l’âme et parisienne dans le cœur.
Ce que j’aime à Paris ce sont les Grands Magasins.

En général, je m’y précipite pour m’acheter quelques petites bricoles très tendance dont je n'ai absolument pas besoin, que bien évidemment on ne trouve qu’à Paris, même si ce n’est pas tout à fait vrai, je me plais à le croire.

Emplettes raisonnables faites, je m’élance dans les cafés parisiens

pour y retrouver l’ambiance de mes meilleures années et l’inspiration des premières heures.

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Je flâne dans les rues de Paris, surtout le long des passages et

dans ces petites rues d’artistes et d’artisans que l’on nomme « cité »…. à la recherche du temps perdu.                                                                                 

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Je vais au pied de la grande Dame de fer et je regarde cet édifice de ferraille le plus connu au monde : La Tour Eiffel.

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Les ritournelles des manèges me transportent….

"tu me fais tourner la tête…mon manège à moi…c’est toi. Je suis toujours à la fête…quand tu es près de moi…"

Je me déplace en métro et j’adore ça…

c’est un moyen rapide et efficace de se déplacer mais c’est surtout une mine d’or pour y puiser des éléments de narration.

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Le soir venu, je vais « Au Petit Tonneau » restaurant du 7ème oú je m’y sens comme à la maison.

La cuisine y est généreuse, goûteuse et somptueuse. 

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La chef Madame Ginette Boyer est incroyablement
gentille, sincère et authentique.
Et la noctambule que je suis ne se fatigue pas de la vie
parisienne.
Je fais le plein d'émotions, de sourires, de situations, de souvenirs
que j'irai retranscrire tranquillement dans mon havre de paix néo-zélandais 
quand les arbres
des forêts
 s'empourpreront et que l'automne sera installé.
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Paris, Ville de lumière,

 Town of love,

tu m’émerveilleras toujours

Paris, Ville de mystère,

 Town of love,

 Tu m’éveilleras toujours

mercredi, 23 avril 2008

Le talent ne connait pas l'handicap

La troupe de "Pas sages" est venu de Grenoble sur le Caillou pour faire passer le message en 11 leçons

que le handicap et notamment la trisomie 21 n'est pas un obstacle au talent.

Le spectacle qui a été joué à Grenoble fut un succès sans précédent. 

A Nouméa, l'enchantement fut aussi au rendez-vous.

Le public calédonien a été enthousiaste et adhére au mot d'ordre suivant :  

il faut changer le regard porté sur le handicap.

Le handicap n'est pas un obstacle au bonheur,

puisque le bonheur vient de l'amour qu'on lit dans le regard de l'autre

Le malheur serait de croire qu'il suffit de dire : "Vous avez bien raison, ma brave Dame et de continuer dans sa vie comme si vous aviez la garantie que jamais vous poserez votre honorable postérieur dans un fauteuil roulant"

Et si demain c'était Vous !...

Vous avez la chance d'être passé à coté,... à ce jour,

alors ayez l'obligeance et non pas l'arrogance de porter assistance à cette espérance.

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Les Nouvelles Calédoniennes 22/03/08

 

vendredi, 18 avril 2008

L'objet de sa haine est mon combat : la connerie des hommes

Le 18 Avril 1988, disparaissait ce grand Monsieur, ce grand Ami qui nous inspire tous et qui a guidé mes premiers pas de stagiaire débutante godiche, timide et admirative.

Pierre Desproges plus vivant que jamais.

Un homme d’âge mûr se sent vieillir : “l’âge mûr précède l’âge pourri” "…et oui….et le pourrissement assure la métamorphose de la matière en micro-orgasnismes.

"La mort est inévitable, la vie est courte, pourquoi alors agissons-nous de façon absurde ?."...question toujours d’actualité, aux dernières nouvelles les recherches ont reprises mais il s’agirait d’une fausse piste à suivre …

"L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire. " ….et Mac Cain arriva avec ses frites retrouvées au fond d’un vieux cornet en carton.

"L'intelligence, c'est le seul outil qui permet à l'homme de mesurer l'étendue de son malheur". C’est pourquoi j’envisage d’essayer de devenir stupide pour les 50 prochaines années.

En attendant, je suis allée prêcher la bonne parole à la Desproges sur Ouvéa devant un auditoire attentif.

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 Intervention au collège Guillaume Douarre à Ouvéa - Nouvelle- Calédonie 

Le vent vient des îles, des îles loyautés : 

 Lifou : l’île aux multiples visages

Maré : l’île qui parle à votre cœur

Ouvéa : l’île la plus proche du paradis

Mais avant le paradis, il y a ….les épreuves ……de la pluie,

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le déluge d'une pluie tropicale

 

 

Et quand le soleil brille à nouveau.......... on crève...!

(à méditer)

 

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Bien usé le pneu, il a fait son temps le pépère !

 

«L'homme de culture doit être un inventeur d'âmes »….et un symbole d’espoir
Aimé Césaire

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Aux portes du paradis, les hommes de culture se retrouvent et inventent les âmes pour garder l’espoir.

Aimé Césaire, l’homme politique, l'écrivain, le poète, l'essayiste et l'auteur de théâtre martiniquais s'en est allé le 17 avril 2008 à l’âge de 94 ans en nous laissant l’essentiel : « L’art poétique »

La rime de ses combats : le colonialisme et le racisme.

Passez une bonne journée malgré l’émotion de ce double hommage et n’oubliez pas 

C'est aussi Poppy Day, "ces féroces soldats qui font rien qu'à mugir dans nos campagnes"

et qui sont morts rien que pour faire fleurir les coquelicots !

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Joli coquelicot .....Mesdames.....à porter à la boutonnière...

en souvenir de cette guerre monstrueusement meurtrière.

 

 

 

 



 

 

mardi, 08 avril 2008

Ecrire, c'est survivre

Survivre : vivre en plus, dépasser la vie et ses souffrances, témoigner du mal qui vous tenaille au fin fond du ventre parce que lors d’un accident de voiture vous avez perdu un bras, une jambe, les deux, la vue… Parce que vous êtes à jamais à la merci de l’autre, celui qui voudra bien pousser votre chaise sans répugnance, celui qui vous regardera comme vous êtes, sans feindre de ne pas voir que vos jambes ne sont que des fantômes… que faire ?

Regarder le monde qui bouge sans vous, ne plus rien sentir que la douleur des membres perdus et attendre la délivrance qui viendra un jour… mais en ATTENDANT, QUE FAIRE ?

De ce restant de vie auquel on s’accroche comme à une bouée du Titanic !

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Les Nouvelles Calédoniennes du 4/04/08

Témoigner

"Témoigner en silence et en pleurs

Témoigner en dessin noir et blanc

Témoigner en pastels et en couleurs

Témoigner en musique et en chantant

Témoigner en écrivant et en cœur

Témoigner de l’échec en jouant encore un peu à exister."

 

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Ma rencontre au Centre d’Art avec un petit groupe de jeunes en fauteuil roulant m’a bouleversée d’émotions.

Parler du plaisir d’écrire avec de jeunes talents prometteurs :

une révélation qui fut portée à ma connaissance par l'atypique et sympathique Gilles Jaunay passionné par le jeu d'échecs qui est un point de départ vers la la littérature, la peinture,... la Culture avec un grand C...

Le C de la Complicité aussi puisqu'un projet d'éditer ces nouveaux talents pourrait être la prochaine avancée du cavalier solitaire qui voyage sur l'échiquier de la vie sans se taire.

Gilles Jaunay entend bien faire changer, à sa manière, le regard porté sur le handicap.