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vendredi, 25 janvier 2008

Allons voir dans le nid...

J’aurais pu naître avec une cuillère d’argent à la bouche ou un œuf à la main, et non c’est avec une plume (de poule sûrement). Longtemps je l’ai mise sur l’oreille comme les marchands de quatre saisons font avec leur stylo, et puis manque de bol, ou grand bien m’a pris, j’ai attaqué la feuille blanche.

Toujours avec délice, je la noircis de haut en bas et pas question qu’elle se froisse, c’est pour un livre et oui encore un.

Je suis une « poule pondeuse », qui vient de déposer un oeuf tout chaud.

Le tout frais pondu, dernier de l'an 2007, et que vous découvrirez au printemps 2008, a pour titre « L’envol » : c’est un récit autobiographique qui vous emporte en Océanie. Une fois n’est pas coutume, je vous raconte quelques bribes de mon existence et je vous emmène avec moi.

Tout d’abord à Tahiti et à Moorea en Polynésie française, puis en Nouvelle-Calédonie pour un tour de la Grande Terre, circuit qui vous prépare à la suite de l’aventure. Celle-ci continue en effet en Australie, avec quinze mille kilomètres parcourus dont deux mille sept cents kilomètres dans le désert, et elle se termine en « Aotearoa », le « pays du long nuage blanc », nom maori de la Nouvelle-Zélande où je vis, et où j’écris.


Si vous voulez bénéficier de la promotion « les œufs frais » et acquérir la nouveauté avant que celle-ci rejoigne la grande distribution, il vous suffit de m’envoyer un mail et mon dynamique service commercial franco-néo-zélandais se fera un plaisir de vous les livrer sur un plateau.

vendredi, 18 janvier 2008

Big bisou Carlos...

A l’autre bout de la planète, je débute chaque matin en ouvrant mon ordinateur pour faire défiler les « last news »… et oui je suis tout mon petit monde à travers la petite lucarne.

Le chanteur Carlos est mort… est le titre qui me glace et me fait renverser mon café…

...Merde… J’ai crié… Carlos !

Nous étions ensemble, en septembre dernier, avec plein d’autres amis au Marathon des leveurs de coude, une journée mémorable, où la joie de vivre était au rendez-vous, même si les proches, tous, nous savions que le cancer continuait son sale boulot.

 

 

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Du courage pour mourir, il en faut, mais il en faut encore plus pour vivre sans les gens qu’on aime.

 

Les souvenirs vont rester et c’est avec une larme à l’œil et un sourire que je les regarderai, pour ne pas oublier que la vie est courte et qu’il ne suffit pas de dire qu’il faut en profiter, faut-il encore le faire et prendre le temps… Tu l’avais pris pour me parler de mon dernier livre alors que les jours se pressaient pour toi...

Merci et au revoir my friend.

samedi, 12 janvier 2008

Allez le TEC, allez le TEC, allez le TEC…

Le T.E.C : Tours Etudiant Club pour les intimes.

Le Tours Etudiant Club Rugby ! Comment ? Vous ne connaissez pas cette fabuleuse équipe de rugbymen en maillot jaune et noir qui défraya la chronique dans les années 80 ? A l’époque, le Tec était à son apogée, au sommet de la ruche. Le médecin de l’équipe et des supporters était l’incontournable Jean-Daniel Flaysaquier qui maintenant a son blog médical sur le site de France 2.

Les joueurs de cette grande équipe du TEC étaient Pierre-Ant, Titi, Christo, Diabolique, DuDur, et le grand RiRi pour les principaux. Que des grands joueurs qui ont tous fait carrière mais pas dans le rugby, je vous l’accorde. Sur le terrain, comme en troisième mi-temps : que des grands moments de bonheur ! J’étais leur Mascotte, la pom-pom Girl, il fallait bien les encourager, ces petits et moi toujours prête à rendre service, j’avais pris pour satisfaire aux exigences du poste un pseudonyme pour faire vrai, oui encore un pseudonyme : Sindy avec un S pour être fidèle à Sylvie.

Ma formation rugbystique assurée et confirmée m’a fait traîner mes guêtres, une fois arrivée à Paris, du côté de la rue Princesse et là, il a fallu que je tombe sur Jeannot, j’ai nommé mon grand ami Jean Cormier, je dis grand car à côté je fais petite. Dans son sillage, Antoine Blondin, Bridenne, Gaston Bergeret… et tous les autres, tous extraordinairement connus, qui s’arrêtaient à l’Ami Pierre chez Marie-Jo, rue de la main d’or dans le 11ème, tout près de mon premier quartier d’habitation à Paris.

2007, l’an dernier, c’était la coupe du monde de rugby en France. Habillée en noir et bleu pour supporter mes deux équipes favorites les All blacks et les Bleus, je suis revenue déçue, ni l’une, ni l’autre n'a gagné la coupe, mais une fois de plus le match France/All Blacks restera dans les annales.

En 2011, c’est ici, en Nouvelle-Zélande, que les festivités vont se dérouler.


Je vous prépare le terrain !

 

J'aime les oeufs

Autant que vous le sachiez tout de suite, j’ai un défaut majeur, j’aime les poules, les petites gallinettes parce qu’elles pondent des œufs (ne pas confondre avec galipettes).

Je sais c’est d’une banalité déconcertante.

J’ai une très grande admiration pour l’œuf, pour la perfection de l’œuf. Evidemment, j’aime la perfection ou ce qui semble parfait à mes yeux. J’aime ce qui est beau et bon. L’œuf est parfait. C’est mon aliment favori, il offre un bon apport nutritionnel en protéines complètes et en vitamines D, B2 et B12, c'est une excellente source de choline, un puissant antioxydant, et ce à un coût modique. La qualité protéique de l’oeuf est telle qu'on l’utilise comme aliment de référence pour évaluer la qualité des autres protéines alimentaires. L’œuf se prépare de mille et une façons, seule votre imagination met une limite au nombre de recettes.

Ce n’est pas Michel Bridenne et les auteurs de « L’Oeuf dans tous ses états » qui me contrediront, d’ailleurs à ce propos que celui ou celle qui a gardé mon exemplaire dédicacé me le rende : c’est un souvenir. Je suis « gourmette » et gourmande, j’aime cuisiner, surtout les œufs, et mes enfants aussi aiment le cuisiner. La poule nous fait un vrai don en pondant, en plus elle chante pour nous avertir de la livraison : j’aime l’idée du don enchantant. L’œuf est en plus, un aliment prêt à consommer et de garde. La poule est le seul animal à nous offrir autant. La vache donne bien son lait, du moins on lui prend. Il faut la traire, tandis que la poule... Pour une feignasse comme moi, je tends la main et hop en omelette, au plat, à la coque, dur, mollet, brouillé… C’est fantastique, rapide, simple et bon. Il voyage facilement et pour les maladroits, il suffit de le transporter dur. Il est idéal, je vous dis, d’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’on le retrouve sur les comptoirs en zinc de nos estaminets, un petit creux ou besoin d’éponger, l’oeuf est là.

La poule pond toujours des œufs parfaits, parfois dans sa générosité, elle met deux jaunes. Je ne sais pas si vous y avez pensé, mais la poule avec son air un peu bêta, pond une forme parfaite, symbolique et métaphorique et jamais une erreur : c’est hallucinant. L’œuf est un sujet exceptionnel pour les dessinateurs mais pour les écrivains aussi. Tout naturellement vous retrouvez dans tous mes livres une expression qui parle soit de la poule, soit de l’œuf, ou une anecdote à propos de mes poules chéries. C’est ma façon à moi de rendre hommage à ce volatile insuffisamment considéré puisqu’on le met dans « une basse-cour ». La poule comme l’œuf mérite une prière, un poème, un livre, une chanson… ah c’est fait la chanson  : « et viens poupoule… et viens ».

Je dois quand même vous rappeler que « femme » en argot se dit «poule» et en anglais « pull » veut dire... vous le savez !… Donc, non, ne tirez pas sur l’ambulance, ni sur les poules, elles sont beaucoup moins bêtes qu’elles en ont l’air puisque nous nous posons toujours la question depuis des millénaires, depuis que l'homme écrit :

Lequel a été créé en premier, l'oeuf ou la poule ?

vendredi, 11 janvier 2008

Pourquoi un nom de plume, me direz-vous ?

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Une fleur de mon jardin, photographiée par mon assistante.

 

Je m'appelle Sylvie Laparra de Salgues, Carène Wood est mon nom de plume.

Pourquoi un nom de plume, me direz-vous ?

Pour faire chic, pour faire comme les grands écrivains, pour avoir quelque chose à mettre dans le carnet des journalistes qui écrivent des articles sur moi. Non, pas du tout, en fait j’aurais aimé utiliser mon nom de naissance qui est « Girard », mais des « Sylvie Girard », il se trouve qu’il y en a plein le bottin et dans ce cas c’est un peu plus délicat pour sortir du lot.

Je ne me sentais pas de taille d’affronter la sempiternelle question, je ne suis pas bien grande, je suis mince et je ne sais pas jouer des poings, ni des jambes, quoique, des jambes avec une jupe courte, mais cela est une autre histoire.

- Sylvie Girard ! Oui, laquelle ?


Je suis celle qui aime sortir du rang, je l’avoue, cela a commencé à la maternelle, donc il me fallait être plus originale, mais surtout, j’ai une collègue qui s’appelle « Sylvie Girard » et qui écrit des livres de cuisine notamment. A l'époque où j’entrais avec mes petits diplômes sur « le marché », que dis-je « la jungle », du journalisme - sur un marché il y a des règles, dans une jungle c’est « sauve qui peut » -, on nous confondait dans les salles de rédaction de la presse parisienne, comme à l’Express par exemple. Donc, du coup très tôt, j’ai opté pour le « pseudonyme » et j’en ai eu plusieurs : Sophie Damboise, Julie Morillon...

 

Mon nom d’épouse est beau mais un peu long, il ne rentre pas dans les cases de la Sécurité Sociale, pas plus que dans les ordinateurs des compagnies aériennes, d’ailleurs de là à ce qu’il ne rentre pas sur les couvertures des livres, il n’y avait qu’un pas, à moins d’opter pour la version « sigle commercial » du genre SLDS, ça marche bien pour certains : BHL ou PPDA, c’est connu, non ? Je n’ai pas voulu cela pour mes livres, mais pour ma maison d’édition oui, SLDS Publishing cela sonne bien, pour une référence, je vous en parle dans un autre massif du jardin.

Donc je n’ai pas choisi l’option sigle car dans la cour de récréation, les piaffeurs auraient dit : « Darlidada... elle fait comme BHL, PPDA, etc. » Non, j’ai mon humour, ma créativité, ma personnalité et tout cela est bien unique.

Ne vous en déplaise, Mesdames les Envieuses et Messieurs les Jaloux !

Je n’ai pas voulu non plus contrarier ceux et celles qui ont fait le raisonnement inverse en rajoutant un « de » devant un nom de pays, de lieu… C’est d’un commun ! Et comme le chantait Brel : « …Et ces gens qui aimeraient bien avoir l’air mais qui n'ont pas l'air du tout... »

Un « nom à rallonge », comme on entend dans les rangs du fond, cela dérange, intrigue et entre difficilement dans les mémoires, combien de fois ai-je entendu :

« Sylvie ! Comment ? Vous pouvez épeler, s’il vous plait ? »

Ce qui, avouez-le, aurait été un handicap. Si déjà on ne retient pas le nom de l’auteur...

A moins d’avoir une bonne mémoire, un nom à particule ne se retient pas bien, sauf si on fait du théâtre, comme mes copines Charlotte ou Alice. Comme le théâtre est dans mes livres, il fallait bien trouver un artifice pour vous séduire, cher futur lecteur et chère future lectrice. Oui, je place les femmes en dernier, car je garde toujours le meilleur pour la fin, et puis la formule « femmes et enfants d’abord » me déplait, ce n’est pas de la politesse, c’est une mise en exposition, et c’est bien connu, c’est toujours la première ligne qui morfle même au rugby. Au passage, oui, notez, s’il vous plaît, que j’aime le rugby, il y a aussi un massif pour le ballon ovale.

Donc revenons à nos moutons, j’habite en Nouvelle-Zélande, c’est une formule qu’il convient d’utiliser.

Je vous disais, donc.

Le côté : « Marquise, vous voilà, mais entrez donc, je vous attendais... », en imposait un peu, beaucoup, pas du tout, et comme me disait mon ami Pascal : « Un nom pareil ! Ça envoie du bois… » surtout si je danse sur un air très connu des Rolling Stones. Alors tant qu’à envoyer du bois, j’ai choisi…  « WOOD »… et aussi, parce que tout modestement « Sylvie » signifie dans le langage des prénoms « Reine ou déesse de la forêt ». Oui, rien que cela.

En fait, tout simplement et indépendamment, parce que j’aime la nature, les forêts, les petits bois, les sous-bois, les clairières… Ah les jolis bois de mon enfance « Les Fougères » et « Le Bois Gaulpied » où j’allais cueillir les primevères sauvages qu’on appelait « Coucou » du nom de l’oiseau. Si on l’entendait chanter pour la première fois de la saison printanière en ayant quelques pièces de monnaie dans la poche, cela vous garantissait la fortune pour la vie. Je l’ai entendu à chaque printemps où j’étais dans ma chère Touraine, j’attends donc que la prophétie se réalise, je suis gentiment patiente, enfin je commence à avoir des cheveux blancs, un peu, juste un peu…

Mais au fait, avais-je de la monnaie dans ma poche ?

Le choix du nom de « Wood », vous avez compris, mais Carène, pourquoi Carène, demande le petit au fond à droite. Carène, parce que c’est beau comme un bateau, un voilier qui glisse sous le vent de l’île de Jade, de l'île de Ouessant ou de l’île de Beauté, mes trois îles préférées, ce qui me permet de vous confier que j’aime la mer, les îles et la voile. Mais ma réelle passion est l’aviation, l’aviation légère et particulièrement la voltige à bord d’un avion Fournier, avec les bons conseils de mon ami Bernard Chauvreau et de toutes les relations que je me suis forgée dans le milieu aéronautique, grâce à Jacques Cailles et à son magazine « Aviation et Pilote » où j’ai pigé quelques temps, et aux amis de l’amicale Jean-Baptiste Salis.
Carène est aussi l'une des quatre-vingt-huit
constellations du ciel. Traversée par la Voie lactée, la constellation de la Carène, bien qu'elle ne soit pas la plus grande du ciel, possède un nombre assez important d'étoiles brillantes, dont Canopus, la deuxième de la voûte céleste.

Je me suis dit qu’avec tous ces éléments positifs, le nom de « Carène Wood » ne pouvait que frapper et s’imprimer dans votre mémoire.

Maintenant, que je ne suis plus tout à fait une inconnue et que vous connaissez mon nom par cœur, je vous invite à descendre dans mon jardin pour y cueillir les coquelicots, et découvrir mes livres.

 

 

Que vous soyez un ami, un lecteur, ou juste un curieux, c'est avec grand plaisir que je vous accueille dans ce petit coin de blogosphère.

J'espère que vous apprécierez la promenade en ma compagnie.

Carène.

 

Poule pondeuse

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