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mardi, 08 avril 2008

Ecrire, c'est survivre

Survivre : vivre en plus, dépasser la vie et ses souffrances, témoigner du mal qui vous tenaille au fin fond du ventre parce que lors d’un accident de voiture vous avez perdu un bras, une jambe, les deux, la vue… Parce que vous êtes à jamais à la merci de l’autre, celui qui voudra bien pousser votre chaise sans répugnance, celui qui vous regardera comme vous êtes, sans feindre de ne pas voir que vos jambes ne sont que des fantômes… que faire ?

Regarder le monde qui bouge sans vous, ne plus rien sentir que la douleur des membres perdus et attendre la délivrance qui viendra un jour… mais en ATTENDANT, QUE FAIRE ?

De ce restant de vie auquel on s’accroche comme à une bouée du Titanic !

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Les Nouvelles Calédoniennes du 4/04/08

Témoigner

"Témoigner en silence et en pleurs

Témoigner en dessin noir et blanc

Témoigner en pastels et en couleurs

Témoigner en musique et en chantant

Témoigner en écrivant et en cœur

Témoigner de l’échec en jouant encore un peu à exister."

 

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Ma rencontre au Centre d’Art avec un petit groupe de jeunes en fauteuil roulant m’a bouleversée d’émotions.

Parler du plaisir d’écrire avec de jeunes talents prometteurs :

une révélation qui fut portée à ma connaissance par l'atypique et sympathique Gilles Jaunay passionné par le jeu d'échecs qui est un point de départ vers la la littérature, la peinture,... la Culture avec un grand C...

Le C de la Complicité aussi puisqu'un projet d'éditer ces nouveaux talents pourrait être la prochaine avancée du cavalier solitaire qui voyage sur l'échiquier de la vie sans se taire.

Gilles Jaunay entend bien faire changer, à sa manière, le regard porté sur le handicap.

 

 

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