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vendredi, 10 décembre 2010

Sur l'île de Jade on y pense

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" Sur l'île de Jade on y pense " est un recueil de deux nouvelles, La dernière lettre et La table des philosophes du samedi. Cet ouvrage de Carène Wood a été sélectionné pour le neuvième Salon International du Livre Insulaire de Ouessant. La version en anglais a pour titre " Pounamu's Reflections ".

« La Dernière lettre » est l'une des deux nouvelles du recueil « Sur l'île de Jade on y pense ». Un père au crépuscule de sa vie écrit une ultime lettre à ses enfants, expatriés à l'autre bout du monde. Simple paysan qui ne vit que du nécessaire, il s'efforce de tenir une promesse faite il y a longtemps à sa femme, Margot. Il espère ainsi transmettre toute sa philosophie de vie imprégnée de bon sens.

L'objectif de ce récit épistolaire n'est pas d'opposer le mode de vie modeste et raisonné du travailleur de la terre au rythme effréné, dévorant, polluant et fatiguant de la machine urbaine. Mais le but est de montrer que le bon sens bien souvent oublié aurait pu éviter le chaos dans lequel le monde se trouve, et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour freiner des quatre fers, bien que tous les indicateurs prouvent le contraire. Dans un monde où l'accélération des échanges et la multiplication des intermédiaires font oublier aux êtres humains l'importance des sentiments, ce père délivre à ses enfants un dernier message d'amour, d'espoir et de respect, dans le but de les aider à s'affranchir du superflu et à se concentrer sur l'essentiel : la quête du bonheur fondée sur l’équilibre de ses richesses intérieures et personnelles que l’on va chercher bien souvent loin, très loin de chez soi et de soi.

Extrait :

« Ecouter son coeur.
Voilà encore quelque chose que vous avez oublié dans votre course effrénée au modernisme, à la possession. L'éducation, l'apprentissage, c'est l'oeuvre d'une vie, alors pourquoi aller vite ? Je vous le demande.
Pour en savoir plus, pour en avoir plus, mais il y a une seule chose à savoir. Le savez-vous ? Apparemment, non.
Il y a eu erreur d'interprétation. On vous a vendu le fait que l'éducation allait vous donner des diplômes, avec des situations professionnelles valorisantes à la clé, que vos revenus seraient confortables et qu'ainsi, votre vie serait heureuse, agréable et réussie.
Mirage !
Vous réalisez, pour beaucoup, que cela n'est pas du tout conforme.
« Mort à 20 ans et enterré à 75 ans », un texte que j'ai lu l'autre jour au comptoir du « Bon Laboureur ». Un touriste avait laissé un magazine économique, daté d'au moins 5 ans. Paulette en déchirait les pages pour envelopper la demi-douzaine d'oeufs bien frais, bien bons, qu'elle me garde jalousement, car aujourd'hui trouver un bon oeuf, c'est difficile. Le titre m'avait intrigué et j'ai retiré cette page des mains de Paulette avant qu'elle ne la froisse. Si vous voulez lire ce texte, il sera dans la boîte en fer. Je l'ai gardée, car il illustre bien votre vie de tous les jours : une longue agonie.

 

« La table des philosophes du samedi »...Sur l'Ile de Jade, les rencontres se font au gré du hasard mais semblent toujours une évidence. « La Table des Philosophes du Samedi », seconde nouvelle du recueil « Sur l'île de Jade on y pense », rassemble des hommes et des femmes bousculés par la vie, à la recherche de l'amour perdu ou jamais rencontré, d'une amitié sincère ou tout simplement d'une nouvelle chance. Philosophes le temps d'un repas ou d'un café, ils tentent d'apprivoiser leurs souffrances et leurs peines en proposant des solutions aux problèmes du monde. Pour cela, ils n'ont qu'un seul mot d'ordre : oser redonner à l'amour la place qu'il mérite.

« La table des philosophes du samedi » décrit des rencontres humaines à la manière d'un tableau impressionniste, par petites touches de couleurs données ici ou là. On attrape les coups de pinceau au vol avec légèreté mais sérieux. Le tableau se construit un peu comme un puzzle dont les pièces manquantes forment un vide que les philosophes du samedi comblent à leur manière.
Le destin de ces êtres nomades est offert à la compréhension du lecteur avec pudeur, franchise, tendresse et lucidité. L'auteur nous invite ainsi à découvrir ces philosophes sans prétention, qui partagent, malgré un passé souvent douloureux, un attachement profond à l'amour et à l'amitié, deux nobles valeurs qui constituent la base de leur quête d'identité et de paix intérieure.

Extrait :

« On n'arrive pas à cette table par hasard. On y arrive après avoir parcouru un long chemin. On y arrive sur une aile et une patte. On y arrive souvent alors que les printemps se sont empilés. Mais parfois, il suffit de deux ou trois printemps pour se retrouver en automne sans avoir vu l'été et être assis à prendre un café avec les autres qui sont là pour triompher d'eux-mêmes et posséder la force. La table des habitués est une table de « philosophes » : ils ont une solution pour chaque problème.
Pendant quelques heures, le samedi matin, la bulle s'ouvre et c'est le voyage assuré vers les contrées du bonheur : la planète verte. Assis les uns à côté des autres, de pauvres écorchés humains et mortels, qui ont finalement détruit leur carapace d'orgueil, de suffisance et de haine, pour laisser entrer l'humilité, la joie, la sagesse et la pureté en eux, parlent et se taisent. »

Auteur : Carène Wood

Page : 154

ISBN : 978-0-473-12148-8 Copyright 2007 Éditions SLDS

Prix : 17 Euros

Commande/order : carenewood@gmail.com

 

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