Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 19 octobre 2013

Rabat, ma belle inconnue

Rabat vue par des Ecrivains arabes et etrangers.JPG

Ma participation à ce mémorable ouvrage.

Rabat mon inconnue.JPG

Texte Temoignage sur RABAT par CW

RABAT, mon inconnue, ma belle, je ne t’ai vue que de nuit dans ta mystique robe de lumière, tu scintillais doucement de tes lueurs chaleureuses. Ton aéroport flambant neuf brillait de tous ses feux.

Il faisait doux. Il y avait des notes d’harmonie qui chantonnaient sous mes pas en effleurant ton sol de mes pieds nus.

Dans les phares de la voiture je devinais  tes contours majestueux, tes formes sensuelles, tes courbes parfaites. La nuit avait déposé ses voiles bleues sombre sur tes murailles de pierres. Tes splendides palmiers se tenaient là dans l’ombre de l’éclairage de tes lampadaires, l’avenue Mohamed V s’invitait. De mes pupilles agrandies par mon impatience, je te cherchais en tournant la tête de droite à gauche tel un enfant émerveillé. Je voulais voir, tout voir de ce que ta cité grandiose offrait à mon regard à cette heure tardive.

Rabat, capitale du Maroc, mon inconnue, ma belle, ville de lumières et d’ombres, tu es touchante dans le clair-obscur de cette nuit de septembre 2012, tu portes à fleur de peau ton histoire.

Rabat, ma belle, je voulais aller sur l’océan Atlantique, à l’embouchure du Bou Regreg, pour marcher sur cette falaise qui s’élève à pic, à plus de trente mètres au-dessus du niveau de la mer et découvrir cette vue surplombante sur le fleuve dont elle commande l’entrée.

Rabat, mon inconnue faite de lumières et d’ombres tu m’as hébergée dans ton plus bel hôtel historique : l’hôtel Balima soixante-dix ans d’existence, un véritable monument qui s’inscrit dans ta légende.

Il y a tant de personnalités nationales et internationales, tant d’artistes, écrivains, poètes et hommes politiques qui ont séjourné en tes murs : Pierre Mendès-France, Juliette Gréco, Pierre Brasseur, Georges Brassens…tant d’inconnus que tu as accueillis  avec la même chaleur, avec la même courtoisie. Pour toi il n’y a pas de différence, chaque humain est unique comme chaque seconde qui passe. Peu importe si la plupart passe sans jamais revenir, seul l’instant compte et l’histoire s’écrit ainsi en toute simplicité, en toute complicité.

Les empreintes subtiles laissées par toutes ces âmes me vont droit au cœur. Une larme d’émotion agréable coulera sur ma joue fatiguée par le voyage. Je suis émue.

A l’ambiance chaleureuse et plaisante de l’hôtel Balima s’ajoute la poésie du soir marocain. Six suites et soixante-cinq chambres ensoleillées offrent une vue panoramique. De ma fenêtre je scrute tes toits, j’ai vu un chat, il s’est immobilisé quand il a senti mon regard se poser sur lui.

Rabat, ma belle, mon inconnue je voulais t’écrire un poème pas seulement un ensemble de voyelles et de consonnes mais plutôt une œuvre, un beau texte avec de jolis mots à lire à l’ombre de tes palmiers caressants pour célébrer notre passion partagée de littérature et de poésie.

Je voulais t’écrire un poème, pas seulement un ensemble de voyelles et de consonnes mais plutôt une ode, un bijou, un haiku à porter dans ton écrin de verdure.

Rabat, ma belle, mon inconnue, un jour, je reviendrai, en 2014 peut-être, et j’irai flâner dans l’ancienne Medina construite au XVIIème siècle pour accueillir les réfugiés d'Andalousie, j’irai rêver du côté du musée national des bijoux. Je descendrai l’avenue Mohamed V à pied, en te photographiant dans la belle clarté du jour naissant.

 Mes pas me porteront jusqu’ à la mer ou je plongerai dans l’eau tout de bleu et blanc vêtue comme les couleurs de la Kasbah des Oudaias, pour garder le rythme de l’harmonie.

Encore et toujours il y aura quelque chose à admirer de toi, Rabat, capitale du Maroc,

ma belle inconnue.

 

 

Les commentaires sont fermés.