Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 11 janvier 2008

Pourquoi un nom de plume, me direz-vous ?

d3a0afeb09d2f426a0a792189779cc44.jpg
Une fleur de mon jardin, photographiée par mon assistante.

 

Je m'appelle Sylvie Laparra de Salgues, Carène Wood est mon nom de plume.

Pourquoi un nom de plume, me direz-vous ?

Pour faire chic, pour faire comme les grands écrivains, pour avoir quelque chose à mettre dans le carnet des journalistes qui écrivent des articles sur moi. Non, pas du tout, en fait j’aurais aimé utiliser mon nom de naissance qui est « Girard », mais des « Sylvie Girard », il se trouve qu’il y en a plein le bottin et dans ce cas c’est un peu plus délicat pour sortir du lot.

Je ne me sentais pas de taille d’affronter la sempiternelle question, je ne suis pas bien grande, je suis mince et je ne sais pas jouer des poings, ni des jambes, quoique, des jambes avec une jupe courte, mais cela est une autre histoire.

- Sylvie Girard ! Oui, laquelle ?


Je suis celle qui aime sortir du rang, je l’avoue, cela a commencé à la maternelle, donc il me fallait être plus originale, mais surtout, j’ai une collègue qui s’appelle « Sylvie Girard » et qui écrit des livres de cuisine notamment. A l'époque où j’entrais avec mes petits diplômes sur « le marché », que dis-je « la jungle », du journalisme - sur un marché il y a des règles, dans une jungle c’est « sauve qui peut » -, on nous confondait dans les salles de rédaction de la presse parisienne, comme à l’Express par exemple. Donc, du coup très tôt, j’ai opté pour le « pseudonyme » et j’en ai eu plusieurs : Sophie Damboise, Julie Morillon...

 

Mon nom d’épouse est beau mais un peu long, il ne rentre pas dans les cases de la Sécurité Sociale, pas plus que dans les ordinateurs des compagnies aériennes, d’ailleurs de là à ce qu’il ne rentre pas sur les couvertures des livres, il n’y avait qu’un pas, à moins d’opter pour la version « sigle commercial » du genre SLDS, ça marche bien pour certains : BHL ou PPDA, c’est connu, non ? Je n’ai pas voulu cela pour mes livres, mais pour ma maison d’édition oui, SLDS Publishing cela sonne bien, pour une référence, je vous en parle dans un autre massif du jardin.

Donc je n’ai pas choisi l’option sigle car dans la cour de récréation, les piaffeurs auraient dit : « Darlidada... elle fait comme BHL, PPDA, etc. » Non, j’ai mon humour, ma créativité, ma personnalité et tout cela est bien unique.

Ne vous en déplaise, Mesdames les Envieuses et Messieurs les Jaloux !

Je n’ai pas voulu non plus contrarier ceux et celles qui ont fait le raisonnement inverse en rajoutant un « de » devant un nom de pays, de lieu… C’est d’un commun ! Et comme le chantait Brel : « …Et ces gens qui aimeraient bien avoir l’air mais qui n'ont pas l'air du tout... »

Un « nom à rallonge », comme on entend dans les rangs du fond, cela dérange, intrigue et entre difficilement dans les mémoires, combien de fois ai-je entendu :

« Sylvie ! Comment ? Vous pouvez épeler, s’il vous plait ? »

Ce qui, avouez-le, aurait été un handicap. Si déjà on ne retient pas le nom de l’auteur...

A moins d’avoir une bonne mémoire, un nom à particule ne se retient pas bien, sauf si on fait du théâtre, comme mes copines Charlotte ou Alice. Comme le théâtre est dans mes livres, il fallait bien trouver un artifice pour vous séduire, cher futur lecteur et chère future lectrice. Oui, je place les femmes en dernier, car je garde toujours le meilleur pour la fin, et puis la formule « femmes et enfants d’abord » me déplait, ce n’est pas de la politesse, c’est une mise en exposition, et c’est bien connu, c’est toujours la première ligne qui morfle même au rugby. Au passage, oui, notez, s’il vous plaît, que j’aime le rugby, il y a aussi un massif pour le ballon ovale.

Donc revenons à nos moutons, j’habite en Nouvelle-Zélande, c’est une formule qu’il convient d’utiliser.

Je vous disais, donc.

Le côté : « Marquise, vous voilà, mais entrez donc, je vous attendais... », en imposait un peu, beaucoup, pas du tout, et comme me disait mon ami Pascal : « Un nom pareil ! Ça envoie du bois… » surtout si je danse sur un air très connu des Rolling Stones. Alors tant qu’à envoyer du bois, j’ai choisi…  « WOOD »… et aussi, parce que tout modestement « Sylvie » signifie dans le langage des prénoms « Reine ou déesse de la forêt ». Oui, rien que cela.

En fait, tout simplement et indépendamment, parce que j’aime la nature, les forêts, les petits bois, les sous-bois, les clairières… Ah les jolis bois de mon enfance « Les Fougères » et « Le Bois Gaulpied » où j’allais cueillir les primevères sauvages qu’on appelait « Coucou » du nom de l’oiseau. Si on l’entendait chanter pour la première fois de la saison printanière en ayant quelques pièces de monnaie dans la poche, cela vous garantissait la fortune pour la vie. Je l’ai entendu à chaque printemps où j’étais dans ma chère Touraine, j’attends donc que la prophétie se réalise, je suis gentiment patiente, enfin je commence à avoir des cheveux blancs, un peu, juste un peu…

Mais au fait, avais-je de la monnaie dans ma poche ?

Le choix du nom de « Wood », vous avez compris, mais Carène, pourquoi Carène, demande le petit au fond à droite. Carène, parce que c’est beau comme un bateau, un voilier qui glisse sous le vent de l’île de Jade, de l'île de Ouessant ou de l’île de Beauté, mes trois îles préférées, ce qui me permet de vous confier que j’aime la mer, les îles et la voile. Mais ma réelle passion est l’aviation, l’aviation légère et particulièrement la voltige à bord d’un avion Fournier, avec les bons conseils de mon ami Bernard Chauvreau et de toutes les relations que je me suis forgée dans le milieu aéronautique, grâce à Jacques Cailles et à son magazine « Aviation et Pilote » où j’ai pigé quelques temps, et aux amis de l’amicale Jean-Baptiste Salis.
Carène est aussi l'une des quatre-vingt-huit
constellations du ciel. Traversée par la Voie lactée, la constellation de la Carène, bien qu'elle ne soit pas la plus grande du ciel, possède un nombre assez important d'étoiles brillantes, dont Canopus, la deuxième de la voûte céleste.

Je me suis dit qu’avec tous ces éléments positifs, le nom de « Carène Wood » ne pouvait que frapper et s’imprimer dans votre mémoire.

Maintenant, que je ne suis plus tout à fait une inconnue et que vous connaissez mon nom par cœur, je vous invite à descendre dans mon jardin pour y cueillir les coquelicots, et découvrir mes livres.

 

 

Que vous soyez un ami, un lecteur, ou juste un curieux, c'est avec grand plaisir que je vous accueille dans ce petit coin de blogosphère.

J'espère que vous apprécierez la promenade en ma compagnie.

Carène.