vendredi, 16 mai 2008
Grâce à Viviane Hamy
Depuis longtemps j'aurai pu rencontrer Viviane Hamy puisqu'elle est la voisine de mon ami musicien et architecte Philippe Jacquet et que ce dernier me disait toujours tu devrais lui parler de tes projets d'écriture, de tes éditions, de tes livres.
Elle est épatante et vous vous ressemblez vous avez le même "peps" pour vivre votre passion avec labeur et bonheur.
L'eau a coulé dans la Seine, les printemps se sont empilés, les étés aussi et les feuilles sont allées tomber bien loin de Paris.
A Nelson, en Nouvelle-Zélande, mes livres ont vu le jour sous les arbres d'Ariki.
Je ne savais pas que l'occasion aller mettre donnée cette année (enfin presque), alors que je déambulais avenue de Daumesnil,
mes pas me guident à la Librairie "A tout Livre".
C'est souvent ainsi je pars pour acheter une baguette et je me retrouve dans une librairie
je ramène des romans que je dévore à la place du froment.
La libraire à qui je laisse ma carte de visite car je souhaite présenter mes livres à Jérôme Dayre et à Bruno Lescia
m'offre un marque-page qui annonce que Vendredi 16 Mai à 19 h 30
Viviane Hamy sera là pour raconter son métier, ses découvertes, ses coups de coeurs...
Si c'est pas un signe ça ! "Ouvre tes yeux et tu y liras les chapitres de ta vie"
Nous sommes vendredi 16 Mai, à 19 Heures, il pleut des cordes, le parapluie c’est pour les autres, je marche à grandes enjambées pour me rendre à la librairie “A tout livre” au 203 bis de l'avenue Daumesnil dans le 12ème arrondissement.
j'arrive trempée, dégoulinante, les cheveux aplatis et ruisselants ( c'est pas grave Dominique je n'avais pas de brushing), je manque de glisser en m'asseyant mes bottes n'ont pas de semelles antidérapantes, mes lunettes sont couvertes de buée mais je suis à l'heure ..ouf!
Viviane Hamy est là qui brille de mille éclats rouges dans la sobriété de sa robe noire : elle pétille.
J'apprends qu'elle aime la littérature russe, littérature pour laquelle je me passionne depuis que mon ami Gilles Jaunay m'abreuvent de citations de Poutchkine, Dostoïevski, Tolstoï, Tourguéniev...
Elle parle avec facilité de son métier qu’elle aime de tout coeur parce que l’exerçait c’est un grand bonheur.
On ne peut que la croire, elle est enjouée et rayonnante.
Elle communique avec passion sa passion, c’est simple si je n 'étais pas écrivain je le deviendrai rien que pour le plaisir de lui donner mes textes à lire.
Le temps passe vite en sa compagnie, j'oublie de faire une petite photo qui aurait pû illustrer cette note et je pars tellement enchantée que je ne suis pas allée lui parler de peur de rajouter un tour de moulin de trop à ce moment de bonheur.
22:24 Publié dans Savez-vous planter les choux ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viviane hamy, éditrice, éditeur, a tout livre, pologne, fred vargas, léon werth
lundi, 12 mai 2008
La maison aux volets bleus
D’un hémisphère à l’autre, le fil du long nuage blanc s’étire
sous les rayons du soleil de joli mois de mai
qui illumine mon retour vers la ville de lumière
pour huit semaines d’écriture en solitaire.
Ecrire, lire et dormir ....sans oublier de sortir la plusoubelle !
Que sortira t-il de la maison aux volets bleus oú “La Marquise” repose entre deux tasses thés et quelques biscuits émiettés.
"Il ne faut pas s’inquiéter cela ne durera qu’un été !"
16:01 Publié dans Savez-vous planter les choux ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écriture, retraite, travail, carene wood, écrire, lire, dormir
mercredi, 23 avril 2008
Le talent ne connait pas l'handicap
La troupe de "Pas sages" est venu de Grenoble sur le Caillou pour faire passer le message en 11 leçons
que le handicap et notamment la trisomie 21 n'est pas un obstacle au talent.
Le spectacle qui a été joué à Grenoble fut un succès sans précédent.
A Nouméa, l'enchantement fut aussi au rendez-vous.
Le public calédonien a été enthousiaste et adhére au mot d'ordre suivant :
il faut changer le regard porté sur le handicap.
Le handicap n'est pas un obstacle au bonheur,
puisque le bonheur vient de l'amour qu'on lit dans le regard de l'autre
Le malheur serait de croire qu'il suffit de dire : "Vous avez bien raison, ma brave Dame et de continuer dans sa vie comme si vous aviez la garantie que jamais vous poserez votre honorable postérieur dans un fauteuil roulant"
Et si demain c'était Vous !...
Vous avez la chance d'être passé à coté,... à ce jour,
alors ayez l'obligeance et non pas l'arrogance de porter assistance à cette espérance.
16:03 Publié dans Savez-vous planter les choux ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : handicap, association, grenoble, trisomie 21, cirque
mardi, 08 avril 2008
Ecrire, c'est survivre
Survivre : vivre en plus, dépasser la vie et ses souffrances, témoigner du mal qui vous tenaille au fin fond du ventre parce que lors d’un accident de voiture vous avez perdu un bras, une jambe, les deux, la vue… Parce que vous êtes à jamais à la merci de l’autre, celui qui voudra bien pousser votre chaise sans répugnance, celui qui vous regardera comme vous êtes, sans feindre de ne pas voir que vos jambes ne sont que des fantômes… que faire ?
Regarder le monde qui bouge sans vous, ne plus rien sentir que la douleur des membres perdus et attendre la délivrance qui viendra un jour… mais en ATTENDANT, QUE FAIRE ?
De ce restant de vie auquel on s’accroche comme à une bouée du Titanic !
Témoigner
"Témoigner en silence et en pleurs
Témoigner en dessin noir et blanc
Témoigner en pastels et en couleurs
Témoigner en musique et en chantant
Témoigner en écrivant et en cœur
Témoigner de l’échec en jouant encore un peu à exister."
Ma rencontre au Centre d’Art avec un petit groupe de jeunes en fauteuil roulant m’a bouleversée d’émotions.
Parler du plaisir d’écrire avec de jeunes talents prometteurs :
une révélation qui fut portée à ma connaissance par l'atypique et sympathique Gilles Jaunay passionné par le jeu d'échecs qui est un point de départ vers la la littérature, la peinture,... la Culture avec un grand C...
Le C de la Complicité aussi puisqu'un projet d'éditer ces nouveaux talents pourrait être la prochaine avancée du cavalier solitaire qui voyage sur l'échiquier de la vie sans se taire.
Gilles Jaunay entend bien faire changer, à sa manière, le regard porté sur le handicap.
07:40 Publié dans Savez-vous planter les choux ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 07 mars 2008
La Chanson de l'amour de loin
La "Chanson de l'amour de loin" du troubadour Jaufre Rudel passe pour être sa biographie. L'amour lointain était un thème récurrent dans les poésies des troubadours.
C’est aussi un thème qui m’inspire.
L’émotion qui naît dans l’imaginaire et qui se développe dans le réel, les sentiments qui naissent et grandissent à distance.
Ressentir une attirance, tomber amoureux d’une personne sans l’avoir ni vue, ni touchée, ni embrassée : c’est inexplicable, cela relève du mystérieux pour reprendre une des phrases de mon livre « L’envol ».
Jean-Paul Sartre définit l’émotion comme une chute brusque de la conscience dans le magique. Je suis profondément d’accord avec cette pensée. L’amour, c’est magique comme la vie, et la beauté dramatique de l’histoire de Jaufre Rudel fait écho aux espérances et aux désillusions des rencontres virtuelles.
Jaufre Rudel était un homme noble, prince de Blaye. Il tomba amoureux de la Comtesse de Tripoli sans la voir, à cause du grand bien qu'il entendît dire d'elle par les pèlerins qui revenaient d'Antioche. Il composa beaucoup de beaux poèmes sur elle, avec de jolies mélodies et des vers très simples et très purs.
Pour aller la voir, il s’engagea comme croisé et prit la mer.
Malheureusement il tomba malade à bord et il fut transporté dans une auberge à Tripoli, laissé comme mort.
Ceci fut rapporté à la Comtesse, elle vint vers lui, auprès de son lit, et elle le prit dans ses bras. Il sut que c'était la Comtesse et tout à coup il retrouva la vue et l'ouïe, et remercia Dieu de l'avoir maintenu en vie jusqu'à ce qu'il l'eût vue. Et ainsi il mourut dans les bras de la Comtesse.
Elle le fit ensevelir avec honneur dans la maison des Templiers, puis elle se fit nonne à cause de la douleur qu'elle éprouva de sa mort.
Que cette « Chanson de l'amour de loin » du troubadour Jaufre Rudel soit réelle ou romancée, peu importe, on se plaît, en tout cas, à la considérer comme vraie.
La part de mystère qu’elle contient ravit l’imaginaire des coeurs amoureux et aussi ceux qui espèrent que l’amour est encore un sentiment que l’on ne peut corrompre.
Heureusement toutes les histoires d’amour ne finissent pas aussi tristement, mais quand même, l’amour se mérite, il faut souvent endurer un grand nombre d’épreuves douloureuses et traumatisantes pour comprendre le sens, la profondeur et la puissance de l’amour.
08:00 Publié dans Savez-vous planter les choux ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : troubadour, chanson, jaufre rudel, amour, légende, histoire, moyen-âge


